lundi 6 février 2012

Guéant passe aux aveux


Guéant passe aux aveux

Les civilisations, dit-on, « ne se valent pas » ;
Une petite phrase que certains n’avalent pas,
Et pourtant sa portée est quasi-proverbiale :
Car si elles ne se valent, c’est qu’elles sont inégales ;

Et si elles sont ainsi, la nôtre l’est aussi !
Alors avant d’accuser Guéant d’idiotie
Remercions-le plutôt pour son honnêteté,
Même si ce n’était pas vraiment fait exprès.

Car qui pourrait nier que grâce à l’UMP
Les inégalités n’ont cessé de grimper
Et que ce cher Sarko n’y a contribué ?
Las, il n’y a plus rien à redistribuer…

L’iniquité est bien l’apanage d’un camp :
Quelle est cette République, où en moins de 5 ans
Tout le peuple fut mis au régime Dunkan,
Et les pauvres traités comme des délinquants ?


(St Chinian, le 06/02/2012)

Le Commandant et le Président


Le Commandant et le Président

Souvent les faits divers, de manière opportune
Viennent au secours des chefs, masquant leur infortune.
Un bateau fait naufrage : opération sauvetage !
Cachez les camouflets, camouflez les sondages !

Schettino, Sarkozy : l'un pleure, l'autre rit.
Mais les élections n'ont rien d'une loterie :
Si le président rit quand le commandant râle,
C'est qu'il n'a pas saisi l'ironie de la fable.

Car si l'actualité nous fournit une leçon
C'est qu'à trop parader, on peut toucher le fond !
Ainsi du Concordia comme du farfadet :
Quand la cale est percée, les nains coulent en premier.


(St Chinian, le 19/01/2012)